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Publié le 17/07/10 : 15:01:58

COMITE DE PILOTAGE DE LA RATIONALISATION DES COMMUNAUTES ECONOMIQUES REGIONALES EN AFRIQUE CENTRALE

DISCOURS D’OUVERTURE

DE MONSIEUR PHILEMON YANG, PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN

 

YAOUNDE, le 05 juillet 2010


¨    Mesdames et Messieurs les Ministres,

¨    Monsieur le Secrétaire Général de la Communauté  Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ;

¨    Monsieur le Représentant du Président de la Commission de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ;

¨    Messieurs le Représentant de l’Union Africaine, de la Banque Africaine de Développement et de la Commission Economique pour l’Afrique ;

¨    Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentant des Organisations Internationales ;

¨    Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé ;

¨    Distingués Invités ;

¨    Mesdames et Messieurs ;


C’est pour moi un réel plaisir de présider ce matin, au nom du Chef de l’Etat Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun et Président Dédié au Pilotage de la Rationalisation des Communautés Economiques Régionales en Afrique Centrale, la Cérémonie d’ouverture des travaux dudit Comité.

Aussi, permettez-moi avant de poursuivre mon propos, de vous transmettre à travers ma modeste voix, toute la gratitude et la reconnaissance du Gouvernement pour la confiance ainsi faite au Cameroun et vous souhaiter à tous, à la suite de Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé, une chaleureuse bienvenue ainsi qu’un agréable séjour au Cameroun.

 

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

 

La problématique de la rationalisation des Communautés Economiques Régionales en Afrique Centrale s’inscrit dans la dynamique du Traité d’Abuja entré en vigueur en 1994 et de l’Acte constitutif de l’Union Africaine adopté le 11 juillet 2000.

En effet, se fondant sur le Traité d’Abuja portant création de la Communauté Economique Africaine, l’Union Africaine, qui considère les communautés économiques régionales comme les piliers de l’intégration du Continent, s’est trouvée confrontée à une réelle difficulté liée à la fois à la multiplicité desdites communautés économiques, aux adhésions croisées des Etats ou leur appartenance à plus d’une communauté, à un dédoublement des programmes, une dispersion conséquente des ressources, pour ne citer que ces cas.

Face à ces contraintes au processus d’intégration, la rationalisation à été préconisée comme solution, pour permettre au continent de tirer le meilleur profit de l’intégration.

Ce pendant, force est de reconnaître que si le principe de rationaliser les communautés économiques est unanimement admis, son opérationnalisation en revanche connaît des fortunes diverses selon les régions.

En Afrique Centrale notamment, espace économique restreint, et fragile, coexistent sans réelle collaboration, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), avec les  mêmes contraintes que celles sus-évoquées.

Cette situation embarrassante a non seulement pour inconvénient de déduire les gains de compétitivité et des échanges intra zone, mais aussi, constitue à n’en point douter, un handicap certain à un véritable essor économique de l’Afrique Centrale.

Dès lors, la rationalisation que nous engageons ce jour au sein et pour le compte de notre région est éminemment important et répond au souci d’apporter de l’efficacité et de l’efficience dans la conduite des affaires économiques de l’Afrique Centrale.

Il s’agit en effet de donner une impulsion positive au développement de notre région afin que l’énorme potentiel en richesses naturelles dont elle regorge lui permettre à terme de sortir de la pauvreté rampante dans laquelle elle demeure paradoxalement plongée.

Mesdames et Messieurs,

La tâche complexe qui incombe donc aux membres du Comité de Pilotage de la Rationalisation en Afrique Centrale consistera à donner corps à une réflexion profonde destinée à conférer à notre région, une dynamique ascendante susceptible de lui permettre de rattraper le retard par rapport aux autres régions instituées par le Traité d’Abuja, puisque c’est précisément de cela qu’il s’agit.

Vous serez ainsi amenés à définir les contours de la rationalisation en déterminant aussi bien le schéma, les mécanismes opérationnels, la durée du processus, etc.

Je ne doute pas un seul instant des bons résultats que votre intelligence et votre sens de responsabilité nous permettront d’atteindre.

Je voudrais pour le moins, vous rassurer que le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA et le Gouvernement du Cameroun, ne ménagerons aucun effort pour vous accompagner dans cette lourde tâche.

Excellence,

Mesdames et Messieurs,

Comment conclure mon propos sans un mot de gratitude à l’endroit de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale qui a bien voulu confier au Cameroun, le mandat de présider le Comité de Pilotage de la rationalisation en Afrique Centrale ?

Permettez-moi de vous dire que le Cameroun apprécie à sa juste mesure cette marque de sollicitude et s’engage pleinement à conduire le mandat avec le concours de tous, dans la perspective de bâtir une Afrique Centrale intégrée, économiquement prospère et socialement plus épanouie.

Sur ce, je déclare solennellement ouverte, la première session du Comité de Pilotage de la rationalisation des Communautés Economiques en Afrique Centrale et vous remercie de votre bienveillante attention.

 

 
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